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La découverte de l’interférence de l’ARN et de tous les processus de réduction au silence de l’ARN qui y sont liés a été l’une des principales percées de la biologie moderne et a radicalement changé notre approche dans un certain nombre de domaines de recherche. Parmi les différentes classes de petits ARN non codants qui participent à ces processus, les microARN (miARN) représentent l’une des classes les plus importantes et les plus étudiées chez les vertébrés. Ces ARN régulateurs endogènes de 22 nucléotides sont impliqués dans une grande variété de processus biologiques, et agissent en modulant l’expression ou la stabilité des cibles ARNm. Les petits ARN interférents (si) proviennent généralement de longs ARN db d’origine étrangère et peuvent être considérés comme un système de défense contre les acides nucléiques exogènes tels que les virus.

Bien que l’interaction des virus avec le mécanisme de réduction au silence de l’ARN ait été largement étudiée dans les organismes des plantes et des insectes, on en sait beaucoup moins sur le rôle antiviral possible de la réduction au silence de l’ARN chez les mammifères. Cependant, certaines données récemment accumulées tendent à prouver que ce qui a été décrit chez les plantes et les invertébrés ne se vérifie pas chez les mammifères. Ainsi, il n’y a pas de preuves solides jusqu’à présent que les ARNsi sont générés à partir de transcriptions virales dans des cellules somatiques de souris et d’humains infectés par le virus. Cependant, nous avons signalé, ainsi que d’autres, que certains virus à ADN de mammifères détournent la voie de silençage de l’ARN en exprimant leurs propres miARN. Jusqu’à présent, les miARN ont été principalement trouvés dans les membres de la famille des herpèsvirus.

Notre travail est centré sur l’étude des rôles et des propriétés des ARN non codants au cours des maladies liées aux virus. Plus spécifiquement, nous concentrons nos recherches sur les miARN et les herpèsvirus tels que l’herpèsvirus associé au sarcome de Kaposi, le virus Epstein Barr et le cytomégalovirus. Deux axes principaux sont développés dans le laboratoire :

  • L’identification des cibles des miRNAs viraux et cellulaires, et leur implication dans les maladies associées.
  • L’étude fonctionnelle des petits ARN non codants dans le contexte d’une infection virale physiologiquement pertinente.
Interactions entre les virus et les voies de répression des ARN
Interactions entre les virus et les voies de répression des ARN

Notre travail est soutenu par une ATIP du CNRS, de l’ANR, de l’Institut National du Cancer (INCa), et par une subvention de démarrage du Conseil européen de la recherche (CER) :

  • ATIP
  • ANR
  • INCa
  • ERC